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#CULTURE | DOCS’N’ROLL


A l’occasion du festival parisien Film and Music Experience, notre sélection de docus musicaux indispensables.

«Some Kind of Monster», où les membres de Metallica ne peuvent plus se saquer et décident d’inviter un psy en studio pour tenter de résoudre leur problème.Photo DR

Le Fame (Film and Music Experience) tiendra sa troisième édition du 10 au 13 mars à la Gaîté lyrique (75003). Se détournant des biopics formatés ou des documentaires télévisés trop lisses, la sélection cherche à débusquer des films qui ont une véritable vision de cinéma sur la musique. En son honneur, nous présentons notre liste de documentaires musicaux à voir avant de mourir. En commençant par Marcel superstar, un des clous du festival 2016, projeté le 11 mars à 20 h 30.

1. «Marcel superstar» La Belgique conquiert le monde

Une fascinante page d’histoire belge. Comment, en pleines années 70 somnolentes, armés de leur seul bon sens populaire, un accordéoniste de bal et un maître-nageur ont mis à genoux le show-biz mondial en écoulant des millions de disques sans quitter Mouscron. Depuis cette bourgade wallonne, en testant leur soupe disco sur le juke-box du café du coin, Marcel De Keukeleire et Jean Van Loo ont offert au monde ébahi Brasilia Carnaval(6,5 millions d’exemplaires vendus), Born to Be Alive (plus de 20 millions, avec Madonna en danseuse bonus) ou la Danse des canards (3 millions et demi). Sans oublier quelques roucouleurs préfabriqués à faire passer Mike Brant pour Joy Division. «Nous étions des ploucs», avoue non sans discernement le chanteur des Crazy Horse, qui écoula 700 000 45-tours de Et surtout ne m’oublie pas. La stupéfiante épopée d’un petit commerce de variété racontée avec tendresse, drôlerie et un accent à couper au couteau dans un film à faire sortir Gux Lux de sa tombe. «Marcel superstar», d’Olivier Monssens, 52 mn (2004).

2. «Some Kind of Monster»Metallica sur le divan

Aller savoir pourquoi, du touchant Anvil ! sur le groupe de heavy canadien du même nom à la trilogie TheDecline of Western Civilization de Penelope Spheeris (exhumé lors du Fame 2016), la scène metal a souvent inspiré les documentaristes. Mais le film sur la crise existentielle que les rois du trash ont traversé durant l’enregistrement de leur neuvième album studio, St. Anger, est sans doute le plus incroyable du genre. Qu’importe qu’on déteste Metallica, il faut découvrir cette leçon de vie, ou comment un groupe riche, célèbre, mais dont les membres ne peuvent plus se saquer, décide d’inviter un psychologue en studio pour tenter de résoudre leur délicat problème d’inspiration. Eh oui, c’est aussi ça le rock’n’roll. «Some Kind of Monster», de Joe Berlinger et Bruce Sinofsky, 2 h 21 (2004).

3. «L’Obscénité et la Fureur» Les Sex Pistols pyromanes

Le Britannique Julien Temple a su filmer Joe Strummer, Dr. Feelgood ou le festival de Glastonbury avec un regard original, mais son film le plus abouti reste celui qu’il a consacré en 2000 aux Sex Pistols. Tout en faisant le récit d’une des plus rocambolesques affaires du rock, le réalisateur réussit un formidable portrait de la sinistre Angleterre des années 70. Il montre les Sex Pistols comme des pyromanes incendiant une époque trop puritaine autant que comme des gentils garçons manipulés par un manager sans scrupule. L’Obscénité et la Fureur a des airs de revanche contre leur manageur Malcolm McLaren, qui commanda en 1978 à Julien Temple la Grande Escroquerie du rock’n’roll, film qui présente les Pistols comme de vulgaires marionnettes, et que le réalisateur a depuis renié. Notamment réalisé à partir d’images extraites de ce premier long métrage et de scènes de concerts, l’Obscénité et la Fureur réussit un formidable montage d’archives en tout genre (à croire que les Pistols étaient filmés 24 heures sur 24) qui sublime l’habituelle nostalgie punk. «L’Obscénité et la Fureur» de Julien Temple, 1 h 48 (2000).

4. «Dig!» La lutte fratricide

Les histoires de frères ennemis sont l’essence même du rock’n’roll. Sauf que, la plupart du temps, ils cohabitent à l’intérieur d’un même groupe, comme Jagger-Richards ou Strummer-Jones. Le cas de Courtney Taylor et Anton Newcombe est bien différent. Le premier est le leader des Dandy Warhols et le second de Brian Jonestown Massacre. Deux groupes établis dans le San Francisco des années 90. Leur histoire d’amitié bascule dans la haine quand Taylor choisit de signer chez une major et d’adopter un comportement moins drugs-alcohol-r’n’ralors que Newcombe plonge à corps perdu dans la sainte trilogie. Filmé sur une période de sept ans, ce documentaire époustouflant est une plongée brutale au cœur de la vie déglinguée des deux formations. «Dig !» d’Ondi Timoner, 1 h 47 (2004).

5. «Kurt Cobain : Montage of Heck» portrait privé

Kurt Cobain a fait l’objet de multiples documentaires, et même de fictions. S’il fallait en retenir un seul, ce serait bien celui-là. Même si on se méfie toujours des projets qui bénéficient de l’imprimatur des proches comme c’est le cas ici. Mais Montage of Heck permet de découvrir d’incroyables vidéos «intimes» comme celles de Kurt enfant jouant déjà avec une guitare ou s’amusant avec sa fille, Frances Bean, quand il ne prend pas un bain avec Courtney Love. En fait, ce sont toutes les archives personnelles de Cobain - dessins, peintures, photos de famille comprises - qui ont été utilisées dans ce documentaire souvent poignant. Le portrait intime de celui qu’un proche définit comme «u n homme qui avait toujours le cerveau en ébullition ». Pour le meilleur et pour le pire. «Kurt Cobain : Montage of Heck» de Brett Morgen, 2 h 25 (2015).

LIBERATION, le 4 mars 2016

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