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#CULTURE | La France reste une superpuissance de la musique

Daft Punk est l'arbre qui cache la forêt: derrière le duo-phare, des centaines d'artistes rapportent des millions d'euros à l'international.

Le succès planétaire des Daft Punk, c’est l’arbre qui cache la forêt. Derrière le célèbre duo techno, il existe toute une nuée d’artistes français ou produits en France qui vendent des milliers de disques à l’international. Précisons d’ailleurs que les Daft Punk ne rapportent pas beaucoup de devises à la France, car ils ont signé un contrat aux Etats-Unis avec le label américain Columbia, appartenant à la major japonaise Sony Music .

On en parle peu, surtout à une époque où les Français doutent de leur modèle économique, de leur sens de l’innovation et de leur savoir-faire, mais la France est l’un des rares poids lourds dans l’industrie musicale mondiale avec ou sans les Daft Punk. Certes la production française est loin derrière ses concurrentes américaines et britanniques et la balance commerciale est bel et bien déficitaire mais cela n’empêche pas les artistes français de connaître un succès important, ancien et répété à l’export. En 2012, le chiffre d’affaire de la musique française à l’international s’est élevé à 203 millions d’euros. Si l’on intègre les ventes d’instruments de musique, ce chiffre s’élève même à 400 millions. A comparer avec les 700 millions d'euros du marché français, on voit que ce secteur est très porté sur l'export.

Les bides français à l'Eurovision sont trompeurs

Les résultats toujours très décevants des candidats français au concours de l’Eurovision sont trompeurs. Les artistes tricolores ont même réussi à s’imposer sans partage sur quatre segments du marché mondial de la musique. Le premier de ces segments de marché est la musique électronique. Après les précurseurs des années 70 et 80 tels que Jean-Michel Jarre ou encore Cerrone, les groupes de la French touch tels que Air, Modjo ou bien sûr les Daft Punk ont conquis la planète.

Et aujourd’hui, sans même oublier le DJ, producteur David Guetta qui reste une valeur sûre (il a encore vendu 3,6 millions de singles hors de France en 2013), c’est même une deuxième génération de groupes de la French Touch tels que Justice, C2C, Kavinsky, Breakbot, M83, ou encore le très prometteur musicien lyonnais Gesaffelstein, le moins connu de la bande. Il vient pourtant d’obtenir quatre nominations aux UK Music Video Awards et en a remporté deux. Plusieurs de ces groupes ont déjà réussi à placer des titres dans les meilleures ventes mondiales mais ils occuppent le terrain sur une niche du marché de la musique et sont donc moins connus que des artistes plus généralistes mais qui n’exportent rien.

Les grandes chanteuses tirent leur épingle du jeu

La deuxième famille d’artistes exportateurs est celle des grandes chanteuses françaises (Mylène Farmer, Zaz, Patricia Kaas, Carla Bruni..) "Il s’agit là aussi d’un phénomène très ancien, observe Sophie Mercier, la directrice du Bureau Export, l’organisme de promotion des artistes français à l’étranger. Cette tradition date d’Edith Piaf, Nana Mouskouri et Mireille Mathieu et touche les marchés allemand, d’Europe de l’Est et d’Asie." Il y a même eu parfois des artistes absolument inconnues en France comme la chanteuse Clémentine, une star au Japon, qui se sont spécialisées sur ce créneau porteur. A titre d’exemple, la jeune Zaz a déjà écoulé plus d’1,5 millions d’albums dans le monde, dont la moitié en Allemagne.

Troisième catégorie prisée à l’étranger : la pop-rock française. Il s’agit de groupe ou d’artistes qui s’expriment soit en français, soit en anglais, tels que Phoenix, Woodkid ou Yelle. Sans bruit, sans faire la Une en France, ils écoulent plusieurs dizaines de milliers d’albums à l’étranger tous les ans.

Quatrème catégorie, la musique classique, le jazz et les compositeurs de musique de film. Citons dans cette dernière catégorie, quelques compositeurs de musique symphonique que l’on adore solliciter dans le cinéma français mais aussi à Hollywood : Ludovic Bource, Alexandre Desplat, Bruno Coulais.

Le Bureau Export, co-financé par les pouvoirs publics (Ministères de la Culture et des Affaires étrangères) et les professionnels, a un budget annuel de 3,1 millions d’euros et emploie une trentaine de salariés dans son bureau parisien et ses quatre antennes à l'étranger.

Les champions de l’export en 2013 (ventes hors France des artistes produits en France) :

Albums

ZAZ : 350 000 albums

Stromae : 300 000

Phoenix : 235 900

Pink Martini : 208 000

Woodkid : 100 000

Django Django : 139 000

Carla Bruni : 82 000

C2C : 56 000

Sexion d’Assaut : 53 000

Lou Doillon : 52 000

Johnny Hallyday : 50 000

Singles

David Guetta : 3,6 millions

Stromae : 410 000

C2C : 260 000

M83 : 180 000

Phoenix : 160 000

Source Bureau Export.

Source : Jean-François Arnaud, CHALLENGES.FR

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