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≠ MUSIQUE | Tiken Jah Fakoly : «L'Afrique a besoin du reggae»


Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), jeudi. Tiken Jah Fakoly sort « Racines », un album de reprises des classiques de la musique jamaïquaine empreint d’Afrique.

La star ivoirienne Tiken Jah Fakoly reprend des classiques de la musique jamaïquaine dans son nouvel album « Racines », sorti hier. Magique.

On a du mal à y croire. Tiken Jah Fakoly n'a jamais fait de sound-system. Une tradition, pourtant, dans le monde du reggae qui consiste à installer une énorme sono n'importe où, pour diffuser de la musique à plein volume et chanter dessus.

« Ce n'est pas notre culture en Afrique, avoue le chanteur ivoirien de 47 ans. Nous, on aime la musique avec de vrais instruments. Du coup, c'est la première fois que je fais ça. » Et cette première a eu lieu avant-hier... sur le parking de notre journal à Saint-Ouen avec une sono installée dans le camion de Daddy Reggae, spécialiste de déambulations bruyantes. Après son passage chez nous, Tiken Jah Fakoly a fait une halte mouvementée dans le quartier Château-d'Eau à Paris au milieu des passants.

« L'idée est de faire savoir que mon nouvel album sort », explique le chanteur. C'est réussi. Tout comme le disque, disponible depuis hier, « Racines », qui porte bien son nom, pont idéal entre les deux gènes de Tiken Jah Fakoly : celui du continent africain, celui de la musique jamaïquaine. Pour la première fois, en vingt ans de carrière, l'artiste signe un album de reprises de classiques du reggae : « Brigadier Sabari », d'Alpha Blondy, « Police and Thieves », de Junior Murvin ou « Zimbabwe », de Bob Marley. Tellement facile diront certains. Sauf que Tiken Jah Fakoly y met sa culture africaine, de la kora, du balafon. « Ces instruments sonnent bien avec cette musique parce qu'elle vient d'Afrique. Pour moi, les Jamaïquains sont partis d'Afrique avec le reggae dans leur sac et ont ouvert le sac en arrivant en Jamaïque. Et Bob Marley a dit un jour : le reggae finira par retourner à la source, l'Afrique. » «Nous, en Afrique, on a besoin du reggae social et engagé» C'est le moment selon Tiken Jah Fakoly. « La jeunesse jamaïquaine se retrouve davantage dans des musiques très festives comme le dancehall. Nous, en Afrique, on a besoin du reggae social et engagé pour réveiller les consciences actuellement, pour dire qu'il ne faut pas rester les bras croisés. » Les chansons reprises dans « Racines » sont là pour le dire, même si elles datent parfois de trente ou quarante ans. « « Get up, Stand up for your rights » (NDLR : « lève-toi, debout pour tes droits »), de Bob Marley, aurait pu être écrite la semaine dernière pour les jeunes du Burkina Faso (NDLR : où a eu lieu une tentative de coup d'Etat). « Is it Because I'm Black » (NDLR : «Est-ce parce que je suis noir ? »), de Ken Boothe, pourrait raconter l'histoire des policiers blancs qui tirent sur de jeunes noirs actuellement aux Etats-Unis. Ce titre devrait être repris par des grandes stars américaines. » Tiken Jah Fakoly lui est une star en Afrique et vit à Bamako. « Quand je suis arrivé au Mali, le pays était stable. Ensuite, les islamistes se sont installés dans le nord, il y a eu un coup d'Etat. Le Mali connaît encore des difficultés mais je ne veux pas partir. » On lui demande s'il se sent en danger. « Oui parfois, même si je sors seul, souvent à moto le soir tard. Je ne veux pas dire que je n'ai pas peur. Il y a des gens qui n'apprécient pas mon combat, mais je ne changerai ni de musique ni de message. » Tiken Jah Fakoly « Racines » Barclay, 15,99 €. En concert le 5 novembre à Paris au Bataclan.

Source : leparisien.fr

D’Emmanuel Marolle

#portrait #dossier #evénements #Musiqueculture

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